Rencontre exceptionnelle, grâce au festival Les Pluies de Juillet, avec la sociologue Monique Pinçon-Charlot juste après sa conférence sur la joie comme arme contre les dystopies.
Elle nous raconte la rencontre décisive de ses 17 ans avec une professeure de philosophie qui lui donne
accès pour la première fois à la réflexion et à la joie de comprendre le monde. Elle raconte Michel Pinçon, son mari et complice de quarante ans de recherche, lui des Ardennes ouvrières, elle fille de
procureur. « On était deux boiteux, mais pas de la même jambe » concluant un pacte amoureux et
intellectuel : faire ensemble le travail que personne ne faisait — dévoiler les milieux de la haute
bourgeoisie et des grandes fortunes. Et elle nous parle de son dernier livre, «Les riches contre la
planète» (éditions Textuel), écrit seule après la disparition de Michel en 2022 : la fondation du GIEC par
les milliardaires, le marché des droits à polluer, les forêts transformées en crédits carbone, l’A69. Et la
nécessité, face à la coordination des plus riches, d’une coordination des solidarités plus forte. Et de citer Sénèque : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles » ou «vivre, ce n’est pas attendre que l’orage passe, c’est apprendre à danser sous la pluie ». Aux PDJ logique! Et comme Monique et Hugues Aufray dans Santiano : Tenons bon la vague et le vent !